L’arrivée massive de l’intelligence artificielle (IA), plus particulièrement de l’IA générative, et les risques y afférents deviennent aujourd’hui une source d’inquiétude pour les sociétés d’assurance.
Certains acteurs du marché, notamment aux Etats-Unis, appellent les régulateurs à introduire des exclusions dans les contrats d’assurance destinés aux entreprises utilisant des outils IA comme les chatbots.
Cette prudence s’explique par la crainte des assureurs face aux enjeux de cette technologie : les dysfonctionnements, les erreurs et les hallucinations du modèle peuvent toucher simultanément des milliers de clients.
Même en proposant des polices à tarifs élevés, les compagnies préfèrent limiter la couverture des risques liés à l’IA car les catastrophes liées à cet outil sont susceptibles de provoquer un sinistre de grande ampleur avec des pertes financières difficiles à estimer.
Des affaires récentes illustrent bien les risques liés aux chatbots déployés par les entreprises. En février 2024, Air Canada a été condamnée à indemniser un de ses clients, mal renseigné par le robot conversationnel de la compagnie aérienne lors de l’achat d’un billet d’avion.
